On note
les dérivées partielles respectives
de
Si la fonction f admet des dérivées partielles secondes croisées continues, alors ces dérivées partielles croisées sont égales.
On retrouve la même expression en posant
et en effectuant
un développement limité à l'ordre 2 par rapport à
u.
Soit
une variable prenant ses valeurs dans l'intervalle
.
On appelle variable réduite associée à
la variable
définie par :
On voit que la variable réduite est sans dimension, qu'elle est
est une fonction croissante de la variable
non réduite et qu'elle
varie de -1 à +1.
On considère un processsus dont le bilan est évalué par une mesure. Il peut s'agir d'un rendement à augmenter, d'une consommation énergétique à réduire, d'une caractéristique physique à optimiser ou à minimiser, etc...
On appelle réponse la valeur mesurée.
Cette réponse est fonction (inconnue) de plusieurs paramètres
qui peuvent être la température, la pression,
une concentration d'un produit donné, etc.... Chacun de ces
paramètres est compris entre une borne inférieure et une borne
supérieure qui sont imposées par les conditions
expérimentales. Par exemple, la pression doit être
supérieure à une certaine valeur
en dessous de laquelle
la réaction ne s'amorce pas. En revanche, elle ne doit pas
dépasser une valeur
au dessus de laquelle le réacteur
ne peut fonctionner sans danger.
Cette notation incohérente et source d'erreur consiste tout d'abord à noter les facteurs à l'aide de lettres. On note le premier facteur A, le deuxième B, etc...
Ensuite, on adopte une notation spéciale pour les réponses. On note (1) la réponse obtenue en réglant tous les facteurs à leur plus bas niveau, en l'occurrence -1 pour les variables réduites.
On note a la réponse obtenue en réglant A au niveau +1 et tous les autres facteurs au niveau -1.
On note ab la réponse obtenue en réglant A et B à +1 et tous les autres facteurs à -1, etc...
Pour un plan complet à trois facteurs et deux niveaux, les huit réponses mesurées sont donc :
On mesure pour chaque sommet d'un plan à trois facteur la
grandeur Y. On note
la valeur obtenue au niveau
i du paramètre 1, au niveau j du paramètre 2,
au niveau k du paramètre 3. Les indices sont
supérieurs ou égaux à 1.
Lorsque l'on mesure les réponses en prenant pour chaque facteur ses valeurs minimum et maximum, on réalise un plan factoriel à deux niveaux, généralement numérotés 1 et 2.
Il existe des plans factoriels à trois niveaux dans lesquels on on mesure chaque facteur aux extremités ainsi qu'au milieu de l'intervalle qui lui est imparti.
On dit que l'on fait un plan à deux niveaux lorsqu'on mesure les réponses exclusivement aux deux extrémités des intervalles impartis à chaque paramètre.
Un plan d'expérience à
facteurs et 2 niveaux comportera
mesures.
Un plan d'expérience à
facteurs et 3 niveaux comportera
mesures.
Entre autres incohérences, On constate qu'il s'agit au contraire d'un modèle non linéaire.
La constante
est la valeur de la réponse obtenue lorsque
les deux variables
et
sont à 0, c'est-à-dire
lorsque les deux facteurs sont aux milieux des intervalles qui leur
sont impartis; la mesure de la réponse en ce point ne fait pas
partie de l'ensemble des
mesures dénombrées ci-dessus
pour un plan d'expériences à
facteurs et deux niveaux.
On admet très bien que l'effet d'une variable x sur une variable z n'est autre que la dérivée de y par rapport à x. Une faible variation de x entraînera une forte variation de y si la dérivé est forte en valeur absolue, ce qui conforte l'idée de confusion entre l'effet et la dérivée.
et
sont appelées respectivement
''effets'' des paramètres A et B,
en désignant sous le nom de A
et B les paramètres 1 et 2. Ce sont les dérivées
premières partielles, dans la mesures où elles
existent.
La constante
est nommée
''interaction'' des paramètres A et B.
Elle s'interprète comme la dérivé seconde croisée, ce qui est l'effet d'une valrable sur l'effet de l'autre.
On convient de noter les indices dans l'ordre croissant.
Si l'on veut condenser la formule de la réponse, on obtient :
Il s'agit de déterminer les coefficients de l'expression
théorique de la réponse afin de touver les valeurs de
,
,
pour lesquelles
on obtient la meilleure valeur de la réponse.
Il y a, pour 2 facteurs, 4 coefficients à déterminer
qui sont
,
,
,
. Ces quatre équations s'obtiennent
à partir de quatre mesures de réponses faites aux quatre sommets du
plan d'expérience :
,
,
,
.
On a mis dans ces quatre couples les valeurs minimales et maximales des deux
variables réduites
et
.
Pour trois facteurs, la correspondance entre les deux notations s'écrit alors :
Ecrivons les équations obtenues pour chacun des sommets
du plan d'expériences en remplaçant
par leurs valeurs dans l'équation théorique :
|
Ce système linéaire se représente matriciellement sous la forme :
Si on note
la transposée de la matrice
, on s'aperçoit que :
Lorsque l'on passe à
facteurs, la matrice
possède la propriété
suivante :
On considère un plan d'expérience á trois facteurs
,
,
pour lequel on a effectué la totalité des 8 mesures qui ont abouti aux
résultats suivants (les valeurs des facteurs sont données sous forme
réduites) :
Dans le cas où les effets et interactions dont de signes quelconques, la conclusion est beaucoup moins évidente et, en l'absence d'une étude mathématique fine de la fonction sur le domaine expérimental, on peut utiliser un algorithme trivial de recherche d'extremum local d'une fonction dans le domaine expérimental.
Dans le cas d'un plan à 3 facteurs, les huit mesures obtenues, sont, dans l'ordre habituel :
Si on balaye le domaine expérimental aux moyen de l'algorithme
primaire en coupant en 200 parties les trois intervalles
, on trouve que le maximum est obtenu pour le
triplet
qui est précisement celui où on
obtient la réponse la plus élevée. Tout se passe
comme si les interactions ne jouaient aucun rôle dans le
calcul de la réponse. Dans le calcul de la réponse, les
termes des interactions multiplient entre elles des valeurs
inférieures à 1 en valeur absolue. Pour peu que les
coefficients soient faibles, ces termes sont négligeables
devant les autres. Ce cas de figure permet de régler les
facteurs sur le sommet où on obtient la réponse la plus
souhaitable, c'est-à-dire de ne prendre en compte que les
seuls effets.
. La somme ne se fait ici que sur l'indice
Le premier membre rend compte de la dispersion totale
de toutes les valeurs. Au second membre, le premier terme
rend compte de la contribution du facteur A à
la dispersion générale. On démontre que, dans le
cas d'un plan factoriel á p niveaux pour le facteur
A, il possède
degrés de liberté. On
démontre également que sa valeur est
,
pour un plan factoriel à n facteurs de deux niveaux
chacun.
De la même façon, le deuxième terme représente
la dispersion dûe au facteur B.
Si q est son nombre de niveaux, il a
degrés
de liberté. Pour 2 niveaux et n
facteurs il vaut
.
Enfin, le troisième terme possède
degrés
de liberté et représente la dispersion dûe à
l'interaction AB.
Il en résulte que, pour un plan à deux facteurs et à deux niveaux chacun :
On répè p fois la mesure de la réponse
au centre du domaine expérimental et on calcule la variance
de cet série. Si l'effet de A est
négligeable, alors sa contribution à la dispersion est
la même que la variance dûe aux erreurs
expérimentales et le rapport
suit
la loi de Fisher
.
On répè p fois la mesure de la réponse
au centre du domaine expérimental et on calcule la variance
de cet série. On déduit la variance sur
,
elle vaut :
, du fait même de son expression
en fonction des réponses. Il suffit de déterminer un
intervalle de confiance centré sur 0 et de voir si la valeur
expérimentale s'y trouve pour conclure que l'effet est ou
n'est pas négligeable.
Dans un processus de fabrication, trois facteurs A, B, C modifient la réponse y. On effectue un plan factoriel complet à deux niveaux et on ontient les résultats suivants :
| A | B | C | Réponse |
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
|
|
|||
De plus, on répète 4 mesures de
et on obtient
Cherchons l'expression de la réponse suivant le modèle simple, ainsi que le niveau de signification des coefficients au risque de 0,05. Appelons X la matrice de calcul des effets.
Le produit de la matrice
par la matrice
des réponses donne immédiatement :
Effectuons l'analyse de variance : celle des 4 mesures de
est égale á
et elle a 3 degrés de
liberté.
.
La fonction de répartition droite de Fisher vaut
.
On en conclue que, au
risque de 5%, seuls B et C sont non négligeables.
Au risque de 1%,
et seul C subsiste.
On considère un plan d'expériences
à trois facteurs
,
,
. Si on se limite aux
sommets tels que
, on constate que celà
représente quatre sommets sur huit qui sont les quatre
triplets :
Par ailleurs, sur chacun de ces quatre sommets, on a :
Si on tient compte de chacune des relations vérifiées sur les quatre sommets sélectionnés, on a, pour chacun d'entre eux :
Posons
Les coefficient
,
,
,
s'appellent des
''alias'' des coefficients
,
,
,
.
Le modèle théorique devient alors, pour chacun des
quatre sommets retenus :
On aurait pu choisir les quatre sommets d'une autre
façon, en se limitant á ceux qui vérifient
.
On aurait ainsi obtenu les réponses
qui
constituent le deuxième demi plan d'expérience,
le premier étant constitué des quatre sommets
qui ont été définis
par la relation
.
On a tout d'abord :
. On obtient
la deuxième égalité en multipliant par
chaque membre de la première, en remarquant
quie, pour tout sommet du plan d'expériences, on a la
relation
.
Cette égalité s'appelle le générateur
d'alias. On en tire les équivalences suivantes :
On désire ne faire que 8 mesures au lieu de 32 sur un plan
d'expériences à cinq facteurs. On choisit d'aliaser
l'interaction 123 par le facteur 5 et l'interaction 23
par le facteur 4. Cela revient à ne faire les mesures de
réponses que sur les sommets où on aura la relation
ainsi que les sommets
où on aura la relation
.
Ces deux relations donnent alors deux égalités génératrices d'alias :
En les multipliant membre à membre
on obtient un troisième générateur d'alias qui est
l'égalité :
Sur chacun des huit sommets retenus, les coefficients
,
et
seront en facteurs de 1 dans
l'équation du modèle théorique et s'ajouteront
donc à la constante
pour donner
.
Donc on aura :
.
Pour obtenir les termes comportant un facteur égal à
, il suffit de multiplier par
les deux membres
de chacun des 3 générateur d'alias.
On obtient donc :
.
Il en résulte que
sera aliasé par la
somme
.
Pour obtenir les termes comportant un facteur égal à
, il suffit de multiplier par
les deux membres
de chacun des 3 générateur d'alias.
D'où :
De même, pour obtenir les termes en
, on
multipli par
chaque membre de ces mêmes
générateurs d'alias, ce qui donne :
Dans cette sucession d'égalités, les alias
et
viennent à la place des interactions 23 et 123
dans l'équation du modèle théorique.
On obtient alors l'équation matricielle :
Les indices des réponses s'obtiennent en lisant les coefficients de la
matrice carrée dans les colonnes réservées respectivement á
,
,
,
qui est aliasé par
et
qui est aliasé
par
. Les calculs se font donc avec la matrice prévue pour seulement
3 facteurs.