Marc Hauchemaille - IUT de ROUEN
Date: September 19, 2006
Telecharger la version pdf
On considère
variables
deux
à deux indépendantes et de même loi, ayant donc toutes
la même espérance
et le même écart type
,
tous deux inconnus. C'est ce qui se produit lors de la
répétition de la même mesure
fois d'affilée.
On suppose généralement que toutes ces variables suivent
la loi
.
On appelle moyenne arithmétique de léchantillon la variable
aléatoire
définie par :
On appelle variance d'échantillon de la série de variables
la variable
définie par :
Démonstration :
On sait que l'espérance d'une somme est la somme des espérances, que les variables soient indépendantes où non. Il en résulte que :
Par ailleurs, on voit que
du fait de la
linéarité de l'espérance.
L'espérance de la variance d'échantillon
est la
variance
commune à tous les
.
Démonstration :
On sait que, pour toute variable
, on a :
Puisque
est centrée
(son espérance est nulle), on peut alors écrire que :
Dans cette dernière expression, les deux termes sont indépendant, d'où :
On en tire alors :
En reprenant la définition de
, on obtient alors :
On répète plusieurs fois la
la même série de mesures
.
La moyenne arithmétique
va fluctuer d'une série à
l'autre et il en est de même pour la dispersion
.
On se propose, à partir d'une série de
valeurs,
de prévoir le comportement de
pour toutes les autres
avec un niveau de confiance donné.
Dans le cas d'une série de
mesures gaussiennes
indépendantes et de même loi
,
si
désigne une valeur particulière de la
moyenne
et
une valeur particulière de la variance
d'échantillon, alors le rapport :
On procède à 22 mesures successives de la même grandeur et on obtient les valeurs suivantes(valeurs en 1ere ligne, effectif en 2eme ligne) :
L'écart type d'échantillon est
L'intervalle bilatéral centré à 95% pour une variable
de Student à 21 degrés de liberté est :
.
On en tire l'encadrement de
au niveau
de confiance de 95%
Pour les grandes valeurs de
, il n'est donc plus nécessaire
d'avoir des mesures gaussiennes pour calculer des encadrements de
la moyenne arithmétique. Il n'est plus nécessaire de passer
par la loi de Student à
degrés de liberté.
Considérons une séries de
mesures
indépendantes et de même loi
. Dans
cette hypothèse, le rapport
suit la loi de
à
degrés de liberté.
Soit
un niveau de risque. Choisissons (c'est arbitraire)
un intervalle de confiance de
probabilité
tel que les probabilités des
intervalles gauche et droite soient égales
à
.
Si on appelle
l'inverse de la
répartition droite du KHI2 à
degrés
de liberté, l'intervalle que nous recherchons est donné
par :
On se propose de vérifier que la concentration en mesilate de pergolide est de 1,31 mg par comprimé. Le laboratoire de contrôle effectue une série de 10 mesures et obtient les résultats suivants :
Faut-il considére que les comprimés sont non conformes à ce qui est indiquésur la boîte ?
On sait que la moyenne arithmétique centreée réduite
suit la loi de Student à
degrés de liberté.
L'espérance de la moyenne arithmétique est égale à
celle de la variable et son écart type est divisé
par
. Ce qui fait que, avec une probabilité
, on a :
Dans cette double inéglité,
désigne
la borne supérieure de l'intervalle de confiance de la
variable de Student au niveau de confiance
.
Au niveau de confiance
, on a une aire égale
à 0,005 de part et d'autre, ce qui fait que la borne
supérieure de cet intervalle est l'inverse de la
répartition droite de la Loi de Student.
A 0,005 et 9 ddl, la fonction de réépartition droite
inverse vaut :